1876081971 dans III.e.Engagement

Si l’Islam pousse le croyant à la réflexion, à la méditation, à la prière en exigeant de lui qu’il développe sa spiritualité, c’est essentiellement pour lui permettre d’être en harmonie avec Dieu et d’orienter l’ensemble de ses pensées et de ses actions vers le bien.

Sans glosser ni débattre inutilement, il convient de comprendre les modalités de l’ « être avec Dieu » pour se tourner ensuite et presque immédiatement, vers l’ « agir avec les Hommes ».

(Tariq Ramadan)

 

 

 

 

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J’aimerais être franc et vous dire que votre message est encore inconnu pour beaucoup : le jour ou ils le connaitront et qu’ils sauront quels en sont les objectifs et les buts, ce jour-là vous rencontrerez chez eux une ferme opposition et une implacable adversité. Vous trouverez alors devant vous beaucoup de difficultés et l’on placera sur votre chemin d’innombrables écueils.C’est à ce moment seulement que vous aurez réellement commencé à marcher sur la route des hommes qui portent le message.

Aujourd’hui vous êtes encore inconnus, vous êtes encore au début de la prédication et vous vous préparez à ce qu’elle nécessite d’effort et de lutte. L’ignorance du peuple concernant la réalité de l’Islam sera un obstacle sur votre route et vous trouverez, parmi les hommes de la religion tels que les savants officiels, d’aucuns qui seront étonnés de votre compréhension de l’Islam et qui critiqueront votre lutte dans sa voie.

 

Quant aux présidents, aux leaders, aux amis du prestige et du pouvoir, ils vous auront en haine ; tous les gouvernements se placeront face à vous et chacun d’eux tentera de limiter votre action en vous mettant des bâtons dans les roues. Les usurpateurs s’opposeront par tous les moyens à votre développement et chercheront à éteindre la lumière de votre appel. Ils emploieront pour cela les gouvernements faibles et les attitudes immorales : ils vous soumettront à l’humiliation et à l’adversité. Ils répandront autour de votre message de noires rumeurs et d’injustes suspicions et ils tenteront de vous faire associer la moindre faiblesse qu’ils présenteront aux gens sous la plus détestable des facettes en s’appuyant sur leur force et leur pouvoir, en utilisant leur argent et leur influence. Vous entrerez alors, il n’y a aucun doute à cela, dans le cycle de l’expérience et de l’épreuve : vous serez arrêtés et emprisonnées, vous serez déportés et torturés, on mettra un terme à vos affaires, on mettra bas à votre travail et l’on fouillera vos demeures.

Il se peut que cette épreuve dure longtemps, mais Dieu vous a promis, après tout cela, la victoire de ceux qui luttent et la récompense de ceux qui font le bien.

(Hassan Al Banna ; Extrait de Risalat Bayn al ams wal yawm ; Majmu’at ar Rasa’il)    

 

 

 

 

 

 

J’aimerais que tu saches, cher frère (…) que nous ne sommes pas désespérés de nous-mêmes ; bien au contraire, nous sommes portés par beaucoup d’espoir et nous pensons que la seule chose qui peut empêcher notre réussite est bien ce désespoir.

Si la force de l’espoir est en nous, alors nous parviendrons à de grandes réalisations, s’il plait à Dieu. De fait, nous ne sommes pas désespérés et le désespoir n’a pas frappé à la porte de nos cœurs, Dieu en soit loué.

(Hassan Al Banna, extrait de Da’watuna)

 

 

 

 

 

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Par Dieu, s’il y avait en Egypte cent hommes, les Anglais n’auraient pas pu s’installer ou, à tout le moins, ils n’auraient pas pu y faire grand-chose, s’ils s’y étaient installés… Il y a certes en Egypte cent hommes, voire des milliers d’hommes, qui ont compris l’essentiel et qui ne manquent pas du savoir dont a besoin le pays, mais ils ont perdu la volonté et la force de caractère et tu ne peux en trouver dix parmi eux qui portent, ensemble, ces deux qualités qui seules permettent l’action ou la mise sur pied d’une quelconque action. (Muhammad ‘Abduh)

 


 

 

 

 

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Mes plus grands espoirs au terme de mes études sont au nombre de deux. Sur le plan privé, j’espère rendre heureux ma famille et mes proches et rester fidèle à mon bien-aimé ami dans la mesure de mes moyens, jusqu’à la limite de ce que me permet ma situation et autant que Dieu m’en donnera la possibilité.

Sur un plan plus général, j’aimerais être un guide éducateur en passant mes journées à instruire les enfants et mes nuits à enseigner aux parents le sens de la religion, les sources de leurs joies et les orientations de leurs vies soit au moyen du sermon et de la discussion, soit par l’écriture et la publication, soit enfin par les déplacements et les visites. Le moyen que j’ai mis à ma disposition pour réaliser mon premier espoir est la connaissance du Très-Beau et le choix de l’excellence : La récompense de l’excellence est-elle autre chose que l’excellence ? Quant aux moyens du second espoir, ils sont sur le plan moral : la persévérance et le don de soi qui sont plus nécessaires à l’homme de bien que son ombre et qui sont le secret de toute réussite (…). Sur le plan pratique : d’abord de longues études pour lesquelles j’essaierai d’obtenir une reconnaissance officielle, puis la connaissance de ceux qui adhèrent au même principe et qui sont également attirés par ses partisans, puis encore le moyen d’un corps qui s’est habitué aux difficultés pour supporter ses faiblesses et qui a aimé la peine dans le but de vaincre sa fragilité ; enfin en mon être intime que j’ai vendu à Dieu par une fructueuse tractation et un commerce nourri par le désir du succès, en espérant qu’Il l’accepte et qu’Il lui octroie la plénitude.

Pour ces deux espoirs, je m’en remets à la connaissance du devoir  en demandant le soutien de Dieu, le Maitre des louanges. C’est ce que je lis dans Ses paroles : « Si vous voulez la victoire pour Dieu, Il vous donnera la victoire et affermira vos pas ». C’est là un pacte entre moi et mon Seigneur, j’en prends acte et j’en rends ici témoin mon professeur.

 

(Mudhakkirat ad-da’wa wa ad-da’iya . Extrait de la dissertation de Hassan al Banna)

 

 

 

 

 

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1.Nous voulons d’abord l’être humain musulman dans ses pensées et sa foi, dans sa moralité et ses sentiments, dans son action et ses agissements. Telle est notre formation individuelle.

 

2.Nous voulons, après cela, la famille musulmane dans ses pensées et sa foi, dans sa moralité et ses sentiments, dans son action et ses agissements et nous pensons ici autant à la femme qu’à l’homme. Nous pensons également aux petits enfants comme aux adolescents. Telle est notre formation familiale.

 

3.Nous voulons, après cela, le peuple musulman dans ces mêmes domaines et c’est pourquoi nous cherchons à ce que notre message parvienne à l’intérieur de toutes les demeures, que notre voix soit entendue en tout lieu et que notre pensée se répande et investisse les régions, les hameaux, les villes, les chefs-lieux, les capitales et les métropoles. Pour y parvenir, nous ne serons pas avares de nos forces et nous ne laisserons échapper aucun moyen.

(Hassan Al Banna ; Ila ash Shabab)

 

 

 

 

 

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La force est-elle le premier remède ou plutôt le dernier des médicaments au mal ? Est-il du devoir de l’homme de procéder à une comparaison entre les conséquences utiles et les conséquences négatives de l’emploi de la violence (et ce que provoque cet emploi alentour) ? Ou bien est-il de son devoir d’user de la force et qu’il advienne après cela ce qui peut bien advenir ?

 

Ces considérations, les Frères musulmans les mettent en avant et s’occupent d’abord des modalités d’emploi de la force avant de s’y engager. La révolution étant la plus violente des manifestations de la force, l’analyse qu’en font les Frères se veut plus profonde et plus précise, particulièrement dans un pays comme l’Egypte qui a eu sa part de révolutions qui ont laissé ce que vous savez dans leur sillage. Après toutes ces considérations et ces réflexions, je dis à ceux qui se posent des questions : les Frères musulmans n’useront de la force dans l’action qu’en dernier recours, quand il n’y aura pas d’autres issues et quand ils seront persuadés qu’ils ont parachevé la réalisation de la foi et de l’union. Et s’ils doivent employer la force, ils seront dignes et sincères ; ils avertiront au préalable, puis attendront, puis seulement ils s’avanceront avec noblesse et fierté en supportant avec confiance et calme toutes les conséquences de cette décision.

 

Quant à la révolution, les Frères musulmans n’y pensent pas ; ils ne s’y réfèrent pas et ne croient ni en son utilité ni en ses résultats. Et ce, même s’ils interpellent avec franchise chaque gouvernement en Egypte en l’avertissant que, si la situation demeure en l’état et que les autorités ne pense pas à réaliser une réforme pressante et à trouver des remèdes rapides à tous ces maux, alors tout cela mènera, sans l’ombre d’un doute, à une révolution qui sera non pas l’œuvre des Frères musulmans ni de leur message mais bien plutôt de la pression des événements, de la nécessité des situations et de la négligence quant à l’application des remèdes. Ces problèmes qui se complexifient avec le temps et dont la prise en charge est chaque jour plus difficile sont une sommation qui fait écho à nos avertissements : que les sauveteurs s’activent donc.

 

(Hassan Al Banna ; Extrait de Risalat Al Mu’tamar Al Khamis , in Majmu’at ar rasa’il)

 

 

 

 

 

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La fraternité islamique a fait en sorte que le musulman considère que chaque parcelle de la terre ou un frère professe le religion du Coran est de fait un terrain appartenant à la vaste terre de l’Islam pour laquelle l’Islam exige de ses fidèles qu’ils luttent pour la protéger et lui offrir le bonheur. Ainsi s’ouvrent grands les horizons de la patrie musulmane, au-delà des frontières géographiques et de la nationalité du sang, vers le patriotisme des principes célestes, de la foi sincère et authentique et des vérités dont Dieu a fait qu’elles soient pour le monde une orientation et une lumière.

 

(Hassan Al Banna ; Risalat Ila ay shay’ nad’u an nass ?)

 

 

 

 

 

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Chaque époque a sa manière d’écrire correspondant à la façon dont les gens, alors, comprennent et étudient. Ce renouveau est nécessaire, il suit le renouveau des esprits et il permet de modifier la façon dont on cherche, pense ou légifère (…).

Notre siècle est celui de la renaissance quant à l’écriture, aux sciences et aux connaissances et pourtant les sciences religieuses n’ont pas réussi à interpeller l’attention de leurs auteurs et nous sommes restés pour ce qui est des livres religieux au stade ou nous en étions ; nous n’avons en rien servi notre époque et nous demeurons une charge à la suite de ceux qui nous ont précédés. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous tirons peu d’enseignement des sciences islamiques, car la façon dont celles-ci sont écrites, ordonnées, de même que leur présentation générale, ne correspond pas à l’esprit de l’étude contemporaine (…).

Je ne tiens pas à ce que nous soyons un anneau oublié dans la chaine des différentes époques des sciences islamiques et que nos fils et nos petits-fils nous décrivent comme des êtres paresseux et pleins de lacunes ; j’aimerais plutôt que nous soyons un anneau solide qui sache présenter les sciences de l’islam de façon à éveiller l’intelligence de ceux qui nous suivent.

(Hassan Al Banna)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

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